Quels sont les quartiers sensibles de Beauvais en 2026 ?
Beauvais attire chaque année de nouveaux habitants, séduits par sa proximité avec Paris et ses prix immobiliers accessibles. Mais tous les quartiers ne se valent pas, et certains secteurs concentrent davantage de difficultés que d’autres.
Chez Mayer Immobilier, nous suivons de près l’évolution urbaine de cette préfecture de l’Oise. Voici notre analyse détaillée des zones sensibles, quartier par quartier, avec les alternatives à privilégier pour vous installer sereinement.
Les quartiers à éviter à Beauvais : tableau récapitulatif
Avant d’entrer dans le détail, voici un résumé des secteurs qui méritent votre vigilance à Beauvais. Ce tableau synthétise les principales zones sensibles et les raisons de leur classement.
| Quartier | Pourquoi l’éviter |
|---|---|
| Argentine | Plus grand QPV de Beauvais, taux de pauvreté de 48 %, trafics et incivilités malgré la rénovation en cours. |
| Saint-Jean | 85 % de logements sociaux, 49 % de pauvreté, infrastructures vieillissantes et délinquance récurrente. |
| Saint-Lucien | QPV avec actes violents isolés, vols et nuisances nocturnes. |
| Rives de l’Oise | Vandalisme, tensions sociales, sorties nocturnes déconseillées. |
| Abords de la gare | Vols à la tire, rassemblements en soirée, ambiance pesante après la tombée de la nuit. |
Ces cinq zones représentent les secteurs les plus fréquemment signalés par les habitants. Cela ne signifie pas que chaque rue y est dangereuse : la réalité varie souvent d’un immeuble à l’autre.
Le quartier Argentine : le plus grand QPV de Beauvais
Argentine est le troisième plus grand quartier prioritaire de l’ancienne région Picardie, avec près de 10 000 habitants. Son taux de pauvreté atteint 48 %, et le quartier concentre des problèmes de trafics, de regroupements et d’incivilités.
La bonne nouvelle ? Un programme colossal de rénovation urbaine (NPNRU) mobilise 330 millions d’euros pour transformer Argentine et Saint-Lucien d’ici 2030. Concrètement, cela représente :
- 235 logements rénovés dans les immeubles C11-D7 (budget de 11 millions d’euros).
- 134 logements réhabilités dans les immeubles A7-A8.
- 57 logements démolis et 72 nouveaux logements prévus en accession libre et sociale.
- La création du parc Joséphine Baker et la reconversion du Clos Saint-Antoine.
Des habitants relogés témoignent d’un « changement radical » depuis les premiers travaux. Le quartier n’est plus celui des années 2010, mais nous vous recommandons tout de même d’y visiter les rues à différentes heures avant toute décision d’achat.

Saint-Jean : entre rénovation et vigilance
Avec environ 5 000 habitants, Saint-Jean affiche des indicateurs parmi les plus préoccupants de Beauvais. 85 % du parc est constitué de logements sociaux, et le taux de pauvreté culmine à 49 %.
Le quartier a toutefois bénéficié d’une transformation radicale. L’ancienne « grande barre » a été démolie dans le cadre du PNRU, laissant place à 35 pavillons T3 à T6 rue Jean Rebours. Au total, 1 195 logements ont été réhabilités depuis 2016.
Ces efforts ont amélioré le cadre de vie, mais la délinquance reste présente dans certaines poches du quartier. Les sorties nocturnes y sont déconseillées, et les axes peu éclairés sont à éviter. La note sécurité attribuée par les habitants plafonne à 2,9 sur 5.
Saint-Lucien : une zone sous surveillance
Plus petit que ses voisins (2 000 à 3 000 habitants), Saint-Lucien n’en reste pas moins classé quartier prioritaire. On y recense des actes violents isolés, des vols et des nuisances nocturnes régulières.
Le programme NPNRU prévoit la réhabilitation de la Tour N, un immeuble emblématique du secteur. Des ateliers citoyens ont également été mis en place pour renforcer le lien social. Malgré ces initiatives, la prudence reste de mise, en particulier le soir.
Attention à ne pas confondre le QPV Saint-Lucien avec le secteur Saint-Lucien/Notre-Dame du Thil, qui obtient 3,8/5 en sécurité auprès des habitants. La partie résidentielle pavillonnaire de Notre-Dame du Thil offre un cadre bien plus paisible.
Rives de l’Oise et abords de la gare
Le secteur des Rives de l’Oise souffre de vandalisme et de tensions sociales. Les habitants déconseillent les sorties nocturnes et recommandent de rester sur les axes éclairés.
Quant aux abords de la gare, ils concentrent des vols à la tire et des rassemblements en soirée. Ce secteur n’est pas un QPV à proprement parler, mais l’ambiance y devient pesante à la tombée de la nuit. Notre conseil : ne pas exhiber d’objets de valeur et privilégier les rues passantes.
Précisons que Beauvais reste globalement moins tendue que Creil ou Compiègne sur le plan sécuritaire. Le taux de délinquance est en baisse, passant de 42 % en 2015 à 33 % en 2023. Les problèmes se concentrent sur des zones bien identifiées.
Où habiter à Beauvais ? Les quartiers à privilégier
Beauvais ne se résume pas à ses quartiers sensibles. Plusieurs secteurs offrent un cadre de vie agréable et un potentiel d’investissement intéressant.
Le centre-ville reste la valeur sûre, avec un prix moyen de 1 800 euros/m² et une note sécurité de 3,5/5. La demande locative y est forte grâce à la proximité de l’Université de Picardie Jules Verne et des commerces.
Voisinlieu, à l’ouest de la ville, séduit les familles par ses espaces verts et son atmosphère résidentielle. Saint-Just-des-Marais (1 600 euros/m² en moyenne) attire ceux qui recherchent de l’habitat individuel près de la forêt de Saint-Quentin. Enfin, Notre-Dame du Thil (1 700 euros/m²) combine charme rural et commodités urbaines.

Les quartiers de Marissel et Saint-Étienne méritent aussi votre attention pour leur calme et leur bon accès aux transports. Si vous cherchez un investissement hors Beauvais intra-muros, la commune de Warluis (agglomération) affiche une note sécurité de 4/5.
Pour approfondir votre analyse des villes normandes et picardes, consultez aussi notre guide sur les quartiers sensibles de Rouen ou notre étude des zones à éviter à Caen.







